Dominique Baumgartner

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mercredi 28 décembre 2011

De l'enfant béni à l'enfant maudit...

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La vie est une bénédiction que nous maudissons chaque fois qu'elle contrarie ce que nous voulons. 

L'archétype de l'enfant béni est en chacun de nous. Il nous assure la joie, la prospérité, l'émerveillement, la beauté, le génie là où l'enfant maudit nous condamne à la peine, au manque, à l'indifférence, à l'esthétique et à la médiocrité.L'enfant béni est un courant de vie puissant qui fonde notre psyché, quand l'enfant maudit est une sédimentation de nos névroses au fil de notre histoire. L'enfant maudit  se livre à un intense trafic intra psychique: l’art de transformer le vivant qui s’exprime en nous en quelque chose de "narcissiquement" acceptable. Lorsque nous dépendons de notre idéal du moi pour nous vivre comme quelqu’un de bien, nous allons retraiter en interne les sensations, les émotions, les sentiments, les pensées qui dérogent à cet idéal. Cette dépendance à une construction d'un moi idéal est à l’originel du trafic intra psychique, la survie de l'enfant maudit en dépend.C’est ce trafic qui fait  obstacle à notre compréhension d'une situation. Il est une appropriation psychologique d’une réalité qui ne veut pas être vécue ou qui ne peut pas être vécue. Souhaiter, refuser, interpréter, redéfinir, étiqueter, imaginer, mentaliser, c'est tout le temps que nous passons à " bricoler " la réalité pour que l'événement devienne conforme à ce que nous voulons, pas à ce qui est. Le vouloir qu'il en soit autrement l'emporte sur ce qui est. Là est la source de nos conflits avec l'environnement et notre système d'auto-alimentation de nos représentations et croyances. L'enfant béni vit la situation là où l'enfant maudit la pense.  

 

 

samedi 19 novembre 2011

Le manque est une création psychologique de l’être humain


MAROC_aout_2009_631.jpgLa  peur de manquer  et/ou  la peur de perdre pourraient à elles seules résumer l’état névrotique auquel nous sommes réduits. La vie est ontologiquement inscrite dans l’abondance, et c’est un réel talent que de se rendre disponible à elle, tant nos systèmes de croyances sont orientés sur le manque. Sous nos latitudes, me semble-t-il, la famine ne sévit point et pourtant manquer est le maitre mot d’une population dont la grande majorité vit dans l’opulence et dans ses extrêmes, le gaspillage et la thésaurisation. Ce collectif ne manque que de lui-même. Le déficit de l’Etre n’a pu être compensé par l’avoir, dont l’inflation grandissante  nous entraîne dans l’absurde de la surconsommation, quand deux tiers de la population mondiale souffrent de la faim. Là où l’abondance multiplie, le manque soustrait : manquer désigne toute à la fois l’absence, l’offense, la rareté, la pénurie, le défaut, la défaillance quand l’abondance signifie l’opulence, la richesse, la profusion, la prospérité, la multiplicité. Ces deux mots témoignent d’une réalité économique et psychologique : le manque psychologique est le manque de soi, le manque de l’autre, une façon simple d’exprimer respectivement l’angoisse de castration et l’angoisse de perte ; la peur de ne pas être à la hauteur et la co-dépendance affective. Quand la réalité économique d’une personne témoigne du plein, que dois-je comprendre de sa réalité psychique quand elle m’évoque ses manques (solitude, amour, confiance)? Toutes ses Gestalts inachevées, avides de se clore, sont-elles l’unique cause de cette immense béance intérieure qui aspire à se combler ? Faut-il envisager là, l’œuvre d’une logique de penser névrotique prompte à se focaliser sur ce qui n’est pas au lieu de s’ouvrir à ce qui est ? Nos sociétés modernes et la pensée laïque qu’elles ont  imposée ont fait la démonstration qu’Avoir sans Etre, aboutit à la perte de sens et à une dépression existentielle collective.

mardi 4 octobre 2011

L’inflation narcissique, comme la déflation, témoigne d’une carence d’être

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 A nous considérer comme des objets, nous en vivons les évaluations à la hausse comme à la baisse.

La dévalorisation est un processus de dépréciation de soi et des autres, au même titre que son opposé la surévaluation. Que le Moi soit grandiose ou déprécié, il n’en reste pas moins un processus assassin, psychologiquement redoutable : il sape toute tentative d’amour de soi. Nos mythes respectifs de la perfection nous ont amenés à nous juger ou à Être jugés sévèrement chaque fois que nous y dérogeons. “ Je dois Être parfait pour toi”; “tu dois Être parfait pour moi”; “il doit Être parfait pour toi et pour moi ». Ce credo est à l’origine du terrorisme relationnel qui exige de soi et de l’autre de devenir « Autre ». Nous en connaissons les conséquences : la toute-puissance alterne avec l’impuissance et la faille identitaire se creuse : « Pour être quelqu’un de bien, il faudrait que je devienne autre » et de s’entendre dire par son entourage après des années de travail sur soi : « Tu en es encore là ». Et pour cause, devenir autre est une imposture, un mensonge à soi et à son entourage. Tant que nous sommes dépendants du regard de l’autre, nous sommes soumis à son approbation ou à sa désapprobation . Nous consentons ainsi au statut d’objet d’amour, quand fondamentalement nous en sommes le Sujet.

 





lundi 29 août 2011

Un désir avorté est une peur assurée

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Si l'énergie du désir nous oriente, celle de la peur nous protège quand le danger est réel ou nous plonge dans la confusion quand le danger relève de notre imaginaire.
 Y a-t-il des peurs protectrices ? 
Nos peurs ont-elles uniquement l’expression de nos limites, de nos névroses ?
 Comment faire la différence entre les deux ? 
La peur est une émotion  adéquate quand nous sommes en présence d'un danger réel. La peur est une énergie qui est protectrice parce qu'elle nous signale que nous sommes en danger. "Si le talon de ma chaussure est coincé dans un rail et que je vois arriver le TGV et que j'ai peur, ça c'est juste. Je suis  consciente et dans  la réalité du danger. Si j'ai peur de voir mon patron et de lui demander un congé, là je suis dans un danger imaginaire. Si j'ai peur de dire à un homme qui me plait "tu me plais", je suis dans le monde de la projection et dans des peurs enfantines, dans ma peur du rejet. Cette peur est imaginée, fantasmée. Si j'étais juste, je dirais : " Je projette sur cet homme-là ma peur du rejet." Je suis dans l'angoisse de dépression liée à la perte de l'objet. Je préfère rester dans mon imaginaire où je suis assurée de garder quelque chose, alors que si je nomme mon désir à l'autre, je prends le risque de le perdre. Il peut prendre la fuite suite à mon aveu. Parfois je préfère “mourir d’envie” plutôt que de dire, car l'angoisse du rejet me taraude. 
En fait nous aurions besoin de deux mots bien distincts, l'un pour désigner une peur réelle avec un danger réel et l'autre pour désigner une peur fantasmée, psychologique. Mais dans nos discours nous utilisons le même mot pour désigner deux états différents. J’illustre cette dynamique en prenant l’exemple d’un responsable qui à pris la décision de licencier un collaborateur et qui dit : " J'ai peur de lui dire ". Posez-vous la question " où est le danger ? ". Le danger est dans son imaginaire qui est fait de ses projections, de ses introjections, de ses références, de sa morale, de son éthique. Notre appareil psychique organise un tri sélectif, chacune de nos expériences est répertoriée : “ça c'est bon pour moi, ça c'est mauvais pour moi ". Cette mémoire n’a de cesse que de maintenir le répertoire à jour en qualifiant, en projetant, en jugeant ce qui se manifeste dans le champ. Si l’action de licencier quelqu’un est répertoriée "danger, pas bon pour moi”, II y a une anticipation des réactions de la personne concernée par la décision (or cela n’existe pas puisque cela n’a pas eu lieu) à partir d’un matériau psychique mémorisé. En anticipant la lourdeur des conséquences envisagées dans le futur, ce responsable alimente ses références passées. Pourquoi faisons-nous cela? Vous et moi sommes très attachés à notre tri sélectif, à notre indexation, il nous permet de contrôler le monde, de se sentir en sécurité dans un monde qui nous est familier. Quand une expérience nouvelle se présente, nous nous approprions la situation nouvelle, nous la manipulons, nous la déformons pour qu'elle soit conforme à notre répertoire. Cela fait de nous des personnes indisponibles au nouveau et à l’inconnu. Nous sommes alors condamnés à la répétition de nos schémas névrotiques.
 
 

 

 

dimanche 17 juillet 2011

Ce que je ne veux pas voir , la vie se charge de me le montrer

Orchidee 22551

Nos situations de vie sont de nature initiatique : elles font émerger, souvent douloureusement, ce que nous n’assumons pas de nos ombres, de nos impasses sur ce qui est vivant au-dedans de nous et que nous reléguons au quatrième sous-sol de notre inconscient en attendant que ça se calme. Malheureusement ce processus de refoulement a ses limites et quand la purge s’impose à la faveur d’une circonstance particulière, le retour du refoulé est cuisant. L’initiation fait émerger le « Je ne suis pas ce que je crois que je suis » et m’ouvre à plus grand que moi.

Pour bénéficier pleinement de cette instruction, j’imagine que ce qui m’arrive je l’ai souhaité. C’est la meilleure mise en scène que j’ai trouvée pour mettre à la lumière ce que j’ignore de mes conditionnements et programmes inconscients. Ce sont nos énergies consignées et ignorées qui alimentent nos névroses. Il y a un intérêt à analyser une situation de la sorte. Cela exclut bien entendu toute appréciation morale ou psychologique de l’événement, juste écouter ce qui se dit et tout ce qui se dit. Le quotidien est un “Enseignant actif”, tout ce dont j’ai besoin pour m’éveiller je l’ai déjà, alors inutile d’attendre un événement d’exception. Quand celui-ci se produit, il est probable que je me suis rendu sourd aux avertissements qui ont précédé.Cette surdité ne résulte pas d’un acte volontaire mais d’une identification massive à nos stratégies de survie. Dans nos cultures nous entretenons facilement l’idée que « si je souffre c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez moi.. » et nous en éprouvons de la culpabilité. Une compréhension erronée de « heureux les malheureux, le royaume des cieux leur appartient » est à l’origine de cette croyance, du moins dans la culture judéo-chrétienne. Il faut comprendre « si je souffre c’est qu’il y a quelque chose en moi qui demande de l’attention… » Et cette attention me ramène à la réalité, à la Présence, à la Conscience de ce qui est sans jugement. : la souffrance est là, je n’y échappe pas mais j’interromps le circuit des pensées qui l’amplifie.

 

 

mercredi 22 juin 2011

De la vulnérabilité...

  

orange poppyC’est dans l’expérience d’une grande vulnérabilité que je suis connecté à plus grand que moi. Lorsque la  vie me rappelle qu’elle est la plus forte et emporte avec elle tous les barrages intra psychiques que j’ai mis en place pour la contrôler je fais l’expérience de la vulnérabilité : ces sentiments abyssaux   lorsqu’ils me submergent, me laissent entrevoir toute la fragilité de mes stratégies de survie, ébranlent mes certitudes et me questionnent sur le sens de tout ça. L’absence de réponse me déroute et m’angoisse, aussi vais-je aller chercher des explications et des justifications pour occuper ma pensée et alimenter mes névroses. Le plus tentant étant de retourner dans le passé pour rechercher qui du père ou de la mère est à l’origine de mes déconvenues. L’espace de la vulnérabilité est comme l’expérience de la plongée, il n’y a plus de repères, l’ego n’est plus d’aucune utilité, il se dissout pour laisser la place à un espace immense, incontrôlable et illimité. La vulnérabilité est l’expérience de l’illimité et l’incommensurable est inconcevable pour nos têtes pensantes. 

 

 

Séminaire annuel, "Eros, principe dynamique de la Relation"

Eros,principe dynamique de la Relation 11.12.13 novembreeco concept: lightbulb with young plant inside 2011

A travers les différentes séances de travail auxquelles vous avez participées, vous avez eu accès à certains conditionnements et traumas dont "la mise en mots “, bien que parfois difficile, a pu se faire.Il en est d'autres plus archaïques  dont l'accès n'est possible que par "la mise en corps”.Les sensations sont le langage utilisé par ces espaces psychiques  (pré égotiques)  souventassortis de "sentiments abyssaux " qui vous submergent.Le séminaire "Eros, principe dynamique de la Relation" offre un lieu, un cadre, une présence et des expérimentspour les accueillir et les soutenir quand ils s'expriment.

Cette année encore vous bénéficierez de la présence et de l'expérience que Lyna Monfray Chemsy a du corps et de ses mémoires.

Ce séminaire s'adresse uniquement aux personnes que  j'ai déjà  accompagnées et celles en cours.

 Bien à Vous

Dominique

Songez à vous inscrire rapidement,  le nombre de place est limité.

 

PEUT-ON COACHER LA FRANCE ?

Communiqué de Presse 

PARUTION aux éditions de L’Harmattan /Questions contemporaines

PEUT-ON COACHER LA FRANCE ?

Essai sur le changement, la France et ses avenirs désirables

de Patrick DUGOIS

 

Peut-on coacher la France ? 

Une introduction au coaching des organisations

et des très grands collectifs.

 

Le 26 avril 2011, un salarié de France Telecom âgé de 57 ans s’est immolé par le feu sur le parking de l’agence France Télécom de Mérignac. Ce fait divers tragique n’est que la partie émergée de l’iceberg de la souffrance en entreprise et des conséquences d’une vision purement mécaniste et productiviste des entreprises et au-delà, des organisations. Cette vision produit beaucoup de désespérance dans un monde dont les changements se sont encore accélérés, plaçant les salariés du privé comme du public dans une situation permanente de stress, d’obligation de résultats, de structures changeantes, d’injonctions contradictoires, de perte de sens.

Le coaching d’abord réservé aux dirigeants et aux cadres s’est ainsi développé pour accompagner ces mutations profondes et favoriser des solutions nouvelles à des situations de plus en plus complexes. Aujourd’hui, il est mobilisé également en faveur des équipes et plus globalement des organisations. Mais jusqu’où peut aller le coaching d’organisation ?

Quels sont ses modes opérationnels ? Quels seraient les bénéfices ?

En tentant de répondre à une question aussi iconoclastes que « Peut-on coacher la France ? » l’auteur pousse à l’extrême la démonstration, ouvrant des espaces de réflexions et des horizons nouveaux à tous ceux qui ne veulent pas se résigner à accepter le pire et chercher à réconcilier les impératifs d’une économie concurrentielle avec les nécessités d’une approche humaniste de l’organisation.

Face à une société française sommée de changer, à une France dite rétive aux réformes, bloquée et qui souffre, quelles méthodes appliquer ?.L'auteur nous convie ainsi à dix séances de coaching où la France explore avec son coach ses difficultés, ses limites et envisage de nouveaux avenirs désirables. 

L'impératif du changement est si fort aujourd'hui que peu à peu se sont développés des outils, des méthodes pour l'accompagner.

L’auteur

Patrick Dugois

Directeur d’Athanor Executive Coaching.

Executive coach HEC

Sociologue de formation, Patrick Dugois a été attaché parlementaire de Jack Lang, conseiller de Michel Sapin, directeur de cabinet de région, directeur de services de département avant d’être pendant trois ans, délégué général d’Emmaüs. Formé au coaching à HEC où il intervient également comme formateur et conférencier, Patrick Dugois, spécialiste de l'accompagnement, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la résilience, aux techniques du pouvoir et au coaching.

 


mercredi 15 juin 2011

S'autoriser l'inconnu

coquelicots

Derrière chaque situation, il y a « ce plus grand » que sa personne, « plus grand » que son histoire personnelle qui agit. Qu’est-ce donc ? Sommes-nous capables de répondre à cette question ? 

Pas vraiment : nos théories aussitôt ébauchées, à propos de l’univers, de la création, de l’homme nous ouvrent sur l’incommensurable. Notre ignorance est un encouragement permanent à conforter nos représentations, nos histoires, nos croyances et donc notre état névrotique : au moins le monde à un centre, Moi, et ce monde limité je le connais, je peux le contrôler et ce contrôle me rassure. C’est ainsi que je plaque sur mon environnement mes projections afin de construire un monde à ma ressemblance. J’use des pronoms possessifs à outrance : mon territoire, ma conception des choses, mes enfants, mon travail, ma voiture, mes amis, mes projets. Il faudra parfois la force d’un tsunami pour réaliser que tout ce à quoi je tiens ne tient pas à moi ; que ce que je possède me dépossède. L’essentiel semble se trouver ailleurs, exactement là où  je ne sais pas : l’inconnu est ce plus grand que moi ; et parce qu’il n’est pas moi il m’effraie. Dans ma frayeur je ferme les écoutilles, je plonge dans un monde familier où je me maintiens en apnée et j’appelle cela le manque. Que se passe-t-il quand je ne sais pas ce qui s’est passé ou ce qui va advenir ? Suis-je angoissée, suis-je détendue ? À quoi suis-je présente en l’absence d’explications et de bonnes raisons ? Quoi vivre quand il n’y a plus rien à faire?

 

dimanche 10 avril 2011

Le corps diabolisé » est une infirmité pour la relation

Holy couple












Lorsque le corps a été déserté, quelle qu’en soit la raison, c’est la fonction sensation qui est atrophiée. Il en résulte une qualité de conscience amoindrie, voire inexistence. La personne concernée par cette diabolisation du corps aura des difficultés certaines à exprimer des besoins primaires de contact, à  sentir son désir, à repérer ses sensations et donc à s’ajuster à l’environnement. Elle aura tendance à compenser cette «  infirmité » par une fonction pensée très développée établissant ainsi un rapport au monde qui exclut le principe même de la relation : l’Eros.


mercredi 6 avril 2011

Parution du livre "L'Inconscient dans la relation en entreprise"

couverture.jpegParution printanière pour un sujet complexe....


Cet ouvrage analyse tous les mécanismes inconscients qui président à l’exclusion de l’autre et propose les antidotes nécessaires pour des relations saines, parce que vivantes. Accoutumés à nos névroses et à sa conséquence première, l’anesthésie de nos sens, nous vivons nos relations avec une conscience atrophiée, voire absente. Dans cet ouvrage je définis la névrose comme une fermeture de la conscience à ce qui est, pour privilégier ce qui devrait être. Je résume ainsi mon approche « penser la relation à l’autre, ou vivre la relation avec l’autre ».Cette distinction est essentielle pour comprendre comment nous nous excluons les uns les autres tout en désirant nous rencontrer. Paradoxe, insoluble en l’état, sauf à faire sienne la proposition de ce livre.

Ces mécanismes d’exclusion contreviennent à toute forme d’animation, qu’il s’agisse d’animer un groupe, un public, un couple, une équipe, un comité de direction…Vous trouverez dans ces pages, matière à revisiter vos pratiques et méthodes d’animation, pour donner un nouveau souffle à vos relations et oser la rencontre de l’autre et de vous-même.

Cet ouvrage est en vente dès maintenant.



Puiser dans nos ressources, c’est consentir à nous dépouiller de nos oripeaux sans pour autant les juger comme tels

 plant in hands












J’aborde ici notre rapport au changement. La conception que nous en avons implique la volonté, le combat, la domination. Dans cette conception, l’homme a sa part, sa volonté y est forcement pour quelque chose. J’ai une autre façon d’aborder ce sujet et elle n’exclut pas la première, elle la précède. Pourquoi ? Pour répondre à cette question, prenons l’exemple d’une personne qui viendrait vous solliciter en formulant la demande suivante : « Je me ronge les ongles et je veux que vous m’aidiez à arrêter ». Premièrement, l’aider à cesser de se ronger les ongles serait la priver du meilleur remède qu’elle ait trouvé pour compenser une privation ; et deuxièmement, c’est une invitation à votre toute-puissance et une consolidation de son impuissance à arrêter ce qu’elle considère comme une mutilation. Cesser de se ronger les ongles est de nouveau une privation. L’intentionnalité, le reproche, l’impuissance, s’enchaînent les uns aux autres : vous allez fonctionner en boucle en remplaçant une modalité de privation par une autre si nous n’y prêtez pas attention. Un changement de logique s’impose, il ne s’agit pas de cesser quelque chose mais d’identifier le besoin qui se cache derrière cette modalité compensatoire. Le côté compulsif de l’acte de “se ronger les ongles” parle de la répétition d’un besoin et du besoin de répétition. L’issue est dans l’identification du besoin jusque là ignoré. Vous ne serez jamais plus forts que ce qui est vivant. Le vivant est plus fort que la volonté ! Vouloir cesser de fumer, c’est se fixer un objectif inatteignable car c’est se priver de ce qui est vivant en nous : l’envie de fumer. Avec le vouloir, le changement est provisoire, avec l’acceptation, le changement est pérenne. Avec la formule bien connue “je veux que cela cesse” c’est une énergie de combat qui est activée qui alimente le conflit intrapsychique interne. L’énergie de l’acceptation, non, c’est une énergie de pacification qui amène un retournement dans la circulation de l’énergie psychique. C’est le préalable à tout changement : être en paix avec ce qui est. A partir de là, l’action est menée et les actes posés.

mercredi 29 septembre 2010

Coaching, une psychologie de l'Éveil pour les acteurs de l'entreprise



La seule prétention que je m’accorde dans ces pages est de considérer l’entreprise comme un microcosme où se rejouent les dilemmes de la condition humaine que j’explore.
Cet ouvrage est l’aboutissement d’un cheminement personnel. Il s’appuie sur une expérience professionnelle et un chemin de vie. Il reflète fidèlement l'esprit et la matière du Cycle d'Apprentissage de la Posture Thérapeutique que j'anime depuis plus de 10 ans. Sa genèse et son orientation véhiculent une conception de l’homme pluri­­dimensionnelle, là où la culture dominante d’entreprise le considère «unidimensionnel» : réduire l’intelligence de l’homme à la capacité de ses synapses à se connecter entre eux, est insuffisant pour définir le « vivre ensemble ».

Ce livre est une exploration des processus d’exclusion de l’Autre, qui dénient l’urgente nécessité de son intégration…



Le livre sera disponible à compter du 15 octobre 2010
Vous pouvez le commander  en joignant un chèque de 29 € ( frais d'envoi compris )
 
 à  Dominique BAUMGARTNER
    26 avenue du Belvédère-93310 Le Pré Saint-Gervais-

mardi 28 septembre 2010

L’appropriation psychologique d’un événement…

C’est une notion fondamentale dont la compréhension fonde la Posture Thérapeutique et la Relation Consciente que je développe. Je vais partir d’un exemple. Un client me dit : " la situation est compliquée, je ne m’en sors pas. Personne ne semble réaliser vraiment la situation ...Qu’est ce que vous en pensez ? " .Il n’y a rien de factuel, c’est un assemblage de jugements, de projections et de charges émotionnelles, caractéristiques d’une appropriation psychologique de la situation.

" Mais où sont passé les faits ? ". Ceci m’amène à vous dire qu’aucune situation n’est problématique. Ce qui fait le problème, c’est l’appropriation de la situation par la personne. Elle a projeté sur la situation des charges émotionnelles non résolues ,qu’elle avait en stock et qui n’avaient de cesse  de trouver un exutoire. Dégager les faits, des projections, des interprétations et autres “bricolages” met un terme aux histoires que tout un chacun se raconte à propos de tout et de rien. Quelqu’un qui est en train de relater une situation sur un mode plaintif, donc chargé émotionnellement, confus, fait état d’une histoire qui démarre et non d’une réalité factuelle. Je vous donne l’exemple d’une cliente d’une cinquantaine d’année, dynamique et déterminée qui s’est trouvé dans l’incapacité de dire à son père : " Papa j’ai envie de cesser   l'activité familiale pour me consacrer à mon projet de  thérapeute …" .

C’est simple, un enfant de 10 ans peut le dire, le reste, c’est de l’énergie bricolée : " Il ne va pas comprendre...jamais il n’acceptera...ça va le tuer si je lui dis ça...etc...”. Quand le connu se plaque sur l’inconnu, le mouvement est interrompu et les choses demeurent en l’état : " Ce à crois je crois est plus important que ce que je vis ". L’appropriation psychologique relève du même processus. Il s’agit de valider ses représentations, jugements, croyances en plaquant sur des faits nouveaux, un vécu antérieur.

Le point de rupture

"Ressortirons-nous vivants de cette nuit noire de l'âme ? le parcours est héroïque.C'est la rencontre de notre côté obscur et du trou noir de notre souffrance.Lorsque nous montrons notre côté le plus lumineux à la face du monde, lorsque nous n'osons pas quitter le paradis de l'innocence, lorsque toute notre vie nous sommes identifiés aux autres et jugeons du bien et du mal en fonction des autres, alors l'expulsion de la matrice, la perte de sens, et la rupture qui nous amène à rencontrer l'inimaginable nous mettent en relation directe avec notre ombre.C'est dans cette dimension d'ombre que repose notre vie animale, sauvage, et notre lumière.Comme l'a dit le psychanalyste Carl Gustave Jung: "Ce que nous évitons de reconnaître, nous le rencontrons plus tard sous la forme de notre destin." Et si l'épreuve était ce destin qui nous oblige vraiment à nous rencontrer ?"


Le Point de rupture ou comment les chocs d'une vie nous guident vers l'essentiel

Marie-Lise LABONTE aux éditions Albin Michel,

dimanche 22 août 2010

Etre attaché à ce que je ne suis pas...

 

" Tout notre monde s'écroule, cette grande chance nous a été donnée.Cependant nous ne faisons pas assez confiance à notre esprit de sagesse fondamentale pour le laisser demeurer comme il est.Notre réaction habituelle est de vouloir redevenir nous-mêmes-même avec notre colère, notre rancune, notre peur et notre trouble.Nous recréons alors notre personnalité solide, immuable comme si nous étions un Michel-Ange se ciselant lui-même dans du marbre. "

Conseils d'une amie pour des temps difficiles, Quand tout s'effondre de Pema Chödrön,éditions de la Table Ronde

jeudi 19 août 2010

la fin du malheur

"Le choc de l'évènement, quand il a eu lieu, ne peut être évité.Mais le choc n'est pas une émotion.Le choc est un vacuum- un vacuum dans lequel un changement de vous-même peut se produire.Le choc interrompt toute pensée, toute continuité du passé en vous.Au nomment du choc, vous êtes neuf, si vous pouvez être présent.Et la possibilité d'un changement fondamental et radical de vous-même est énorme.La panique et l'inquiétude ne commencent que lorsque vous laissez vos pensées vous envahir à nouveau et remuer le vieux corps émotionnel, ce qui permet ainsi à plus d'émotions, plus de malheur à se précipiter en vous."

Seule meurt la peur de Barry Long, les éditions du Relié

mercredi 18 août 2010

... L'Idéal du Moi de quoi s'agit-il ?

L’idéal du moi est une construction mentale qui me maintient dans la dévalorisation
originelle, l’angoisse de castration dirait Freud, la peur de ne pas être à la hauteur
tel que je suis je ne suis pas suffisant, je dois m’améliorer, me changer...” et en même temps il a été élaboré pour distancer la dévalorisation.
Comment me départir de cette ” peau “  qui a été à son origine un ajustement créateur, une protection, un remède à la douleur,  pour me retrouver vivant tel que je suis et non pas tel que je devrais être ?
Travailler sur nos Ombres, l’envisager comme de la lumière qui ne s’est pas encore révéler, là est notre potentiel de changement.Là se trouve l’énergie qui a été mise à la consigne, interdite de séjour dans l’environnement affectif et social du moment.
Notre idéalisation du moi est le rassemblement de :
    - nos conditionnements,
    - nos jugements,
    - nos rigidités,
    - nos interdits,
Le Nous d’Alliance est la rencontre de deux “Je suis”, non de deux “j’aurai du être“ ou “je devrais être”. Chaque fois que ce qui devrait être se substitue à ce qui est, c’est l’idéal du moi qui l’emporte avec toute son histoire et l’appropriation qu’il s’en est faite.Cet idéal nous fige dans notre histoire et nos rigidités. Il n’y a donc aucun changement. Notre construction narcissique peut s’avérer être un faux ami des plus redoutable. Comment vivre dans la fluidité et la joie quand notre idéalisation du moi requièrt autant d’énergie. Chacun d’entre nous loge à son insu un minotaure dans le labyrinthe de sa psyché. Ce dernier réclame de la chair fraîche pour se maintenir vivant et prospère. Toutes les appropriations psychologiques que nous réalisons au fil de nos journées sont cette nourriture sans cesse renouvelée.Affamé le minotaure consiste à cesser de s’approprier psychologiquement les faits.

dimanche 8 août 2010

Le changement... de quoi s'agit-il ?


L'énergie de changement et de réalisation est derrière chaque interdit que nous nous sommes imposés. Notre énergie d’accomplissement et de réalisation se trouve "planquée " derrière chacun de nos conditionnements et notre personnalité est la résultante de ces empêchements à " être ". Notre construction narcissique est pour l’essentiel le lieu de rassemblement de ces interdits. Elle est ce que je me suis autorisé à être au regard des autres. C’est l’énergie que j’ai mis pour être conforme à ce que j’ai imaginé et pensé de bien pour moi et pour les autres.La pensée veut être plus forte que ce qui est vivant et le vivant est une force qui nous échappe .
Que ce soit la culpabilité, la honte, la jalousie, l’envie de tuer, d’être malhonnête d’être à la hauteur, il s’agit de mettre son énergie dans c’est là. De cesser de juger et de qualifier ce qui est. Pour tous les métiers d’accompagnement, il est essentiel d’être au clair avec la notion de changement et des forces en action : là encore la loi des polarités opèrent, les forces de changement dansent avec les forces de non changement.
     - Les forces du changement sont dans le :« oui à ce qui est…..» , « C’est ainsi……
     - Les forces du non-changement (résistances, insatisfactions, non dits, plaintes, agitations, les lapsus) sont dans l’énergie du :“ oui mais ”.Ces dernières je les considère comme des énergies de vie qui ont été consignées , ce que nos conditionnements. traduisent Derrière chaque conditionnement, il y a une énergie bannie, figée. Il y a une énergie vivante qui cherche un espace pour se reproduire.Le coach peut être cet espace si il accepte les projections de son client sur lui.
Mes conditionnements me limitent dans « oser » ils me font penser la vie et m’ interdisent de la vivre. Les forces de non changement sont mes résistances, mes ancres dans le monde du connu face à l’inconnu qui m’échappe. Et en même temps ces résistances plus elles sont dans le champ plus elles augurent de l’intensité du changement qui se prépare. Paradoxalement les résistances sont notre potentiel de changement il ne sert à rien de les contourner et de les combattre. Un  coach que les résistances de son client irritent, doit changer de métier.Si son énergie est dans « Il résiste, my GOD…. Qu’est ce que je dois faire ? »

mercredi 14 juillet 2010

Qu'est-ce que le Coaching Thérapeutique ?


 
"Dans mon esprit, le coaching thérapeutique est une approche protectrice et réparatrice qui permet à un individu de libérer son énergie et de la mettre consciemment au service de son entreprise , de ses projets .Il s'agit d'accompagner une personne, de prendre soin d'elle dans son contexte professionnel.
Il s'adresse à toutes les personnes en bonne santé, soucieuses de s'investir dans leur travail tout en trouvant leur équilibre.Cela revient à briser un tabou: "l'entreprise est bien un univers émotionnel et passionnel".Or l'entreprise, tout au long de son histoire, s'est construite sur ce qui était maîtrisable et contrôlable, elle s'est ainsi privée de sources d'énergie et de créativité extraordinaire..."


...pour en savoir plus , téléchargez le fichier pdf de cette lettre thématique en cliquant sur ce lien.

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